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Prévenir la douleur du cou et du dos pour récupérer

L'alcool (éthyl alcool ou éthanol), est l'une des plus vieilles et des plus utilisées des drogues de ce monde tout en ayant des propriétés positives mais surtout d'autres très néfastes. Historiquement parlant, l'alcool à causé de nombreux problèmes et drames depuis la chute de l'empire romain jusqu'à la destruction de nombreuses familles. Ironiquement, cette substance est fabriquée à partir d'éléments tout à fait anodins.

Des graines fermentées ou des jus de fruits ou du miel ont été utilisés depuis des milliers d'années . C'est une drogue très connue pour procurer une source de détente ou de plaisir. Il a pourtant été démontré que l'alcool avait des propriétés intéressantes comme celle de fluidifier le sang et donc d'avoir une action sur le système cardiovasculaire en plus de ses effets sociaux bien connus. Pourtant, les doses nécessaires pour produire ces effets sont très faibles (1-2 verres généralement) et des doses supérieures ne feront qu'annuler ces effets bénéfiques. L'alcool est classé comme un relaxant du système nerveux, causant une détente et une absence d'inhibition.

A partir de là, le statut émotionnel, le jugement, la parole et la coordination musculaire sont affectés et peut même dans les cas extrêmes, causer le coma et la mort. Cette substance est particulièrement néfaste pour les bodybuilders ou n'importe quel autre athlète, car cela peut interférer avec la récupération, la synthèse protéique, l'hydratation, la motivation et la digestion des nutriments. Ca représente même un coût financier important pour celui qui en achète.

Des recherches ont montré que l'alcool empoisonne tous les organes du corps et affecte n'importe quel sujet qui en consomme en relation avec la dose ingérée. Cet article n'a pas l'intention de vous dissuader d'en consommer mais sachez en prendre avec modération. J'insisterai pourtant sur le fait que l'alcool est particulièrement néfaste pour les sportifs.

Les Effets de l'alcool

L'éthyl alcool est une très petite molécule soluble dans les graisses et dans l'eau. Elle est d'abord métabolisée dans le foie par une enzyme appelée alcool déshydrogénase qui découpe l'alcool en acétaldéhyde, puis en acétate. L'acétate est ensuite métabolisé en dioxyde de carbone et en eau qui est finalement excrété du corps. L'alcool est absorbé rapidement depuis l'intestin grêle (80%) et l'estomac (20%), avant que d'autres nutriments ne soient digérés.

Ces propriétés permettent à l'alcool de se propager dans la circulation sanguine et de passer la barrière encéphalique facilement. L'alcool exerce alors des effets instantanés sur le processus qui gouverne la pensée. En vérité, l'alcool a de nombreux effets néfastes sur le cerveau, ce qui sera le sujet premier de cet article. Une fois qu'il a franchi la barrière du cerveau, l'alcool va bloquer le cortex cérébral (la partie du cerveau responsable de la réflexion et de la rationalité) et continuer son chemin vers le système limbique.

Cela devient problématique car le système limbique est entièrement émotionnel et l'individu en question va commencer à penser avec ses émotions plutôt qu'avec le cortex, siège de la rationalité. Même une petite dose d'alcool aura un effet instantané sur la capacité du sujet à contrôler ses émotions et son jugement en conséquence. Il existe alors un risque certain qu'une personne donnée devienne violente sous l'effet d'une forte dose d'alcool et perde complètement le contrôle de lui-même.

L'alcool est aussi un antidépresseur. Ses effets proviennent d'une augmentation de la transmission du système GABA. C'est à dire que la consommation d'alcool crée une demande de GABA. Il s'agit d'un neurotransmetteur responsable d'une restriction ou d'une augmentation de l'excitabilité du cerveau. Le glutamate est un neurotransmetteur qui a des effets opposés, qui est responsable de l'excitation du cerveau. Cela devient maintenant plus complexe.

Les récepteurs post synaptiques pour le GABA, GABA-A, sont stimulés et répondent par une hyperpolarisation de la membrane cellulaire et réduit les chances d'un potentiel d'action. C'est à dire qu'une charge électrique se propage à travers les neurones. A partir de là, ça s'aggrave.

Avec le temps, si une quantité suffisante d'alcool est consommée, les récepteurs GABA s'habituent à une certaine quantité d'alcool et la dose nécessaire pour produire les mêmes effets va s'accroître. Sous peu, la tolérance s'installe. Au plus les doses augmentent, au plus les récepteurs GABA vont fonctionner de plus en plus mal. Le résultat même à une hyperexcitabilité qui cause de l'anxiété , des tremblements, de la désorientation et des hallucinations quand le sujet ne boit pas. C'est l'alcool au niveau de destruction le plus extrême.

En outre, l'alcool peut aussi détruire des neurones lorsque la consommation est stoppée. Comme nous le disions, le GABA se lie à ses récepteurs après la prise d'alcool. Un canal de chloride est ouvert et le chloride extracellulaire se dirige vers des compartiments intracellulaires du récepteur. Le neurone est alors hyper polarisé comme nous le disions.

L'alcool facilite la capacité du GABA à ouvrir des canaux de chloride. Quand l'ingestion d'alcool devient chronique, les neurones deviennent complètement dépendant de l'alcool et de l'action du GABA sur le long terme. Par la suite, les récepteurs de la glutamine sont touchés, ce qui cause alors d'autres problèmes.

Le système glutamate est régulé par l'arrive de l'alcool et un canal de calcium est stimulé. Le calcium est relâché directement au niveau du neurone post synaptique opposé en grande quantité ce qui tue finalement les neurones. Cela arrive particulièrement après l'ingestion de fortes quantité de cette substance de manière chronique.

Implications pour les Athlètes

L'alcool est particulièrement néfaste pour les athlètes car il interfère avc de nombreux processus vitaux avec les ambitions sportives. La concentration, la performance, la récupération et la reconstruction musculaire sont tous affectés. Etant donné que ses effets peuvent durer plusieurs jours , l'athlète serait bien avisé de restreindre sa consommation lorsqu'il est en compétition. drink. Cette substance peut interférer avec la performance plus de 48 heures après le dernier verre.

Si l'on admet que le sportif va s'entraîner dans les 48 heures après la consommation d'alcool, deux ou trois verres peuvent directement :



Faire décroître la force



Diminuer le temps de réaction



Diminuer la coordination main/oeil



Augmenter la fatigue: les fonctions hépatiques sont significativement touchées après l'ingestion d'alcool. Plus de 48 heures après le dernier verre, le foie métabolise toujours de l'alcool au détriment du glycogène.



Puisque le glycogène est vital pour la plupart des fonctions cellulaires, la fatigue, les performances cognitives et la force musculaire vont décliner. Le temps de réaction, l'équilibre et la coordination sont aussi touchés par ce processus sans compter les effets neurochimiques destructeurs déjà mentionnés.



Interférer avec la régulation de la température du corps



Causer une déshydratation: l'alcool a un impact sur les reins et interfère avec la régulation des électrolytes et des fluides dans le corps. Les déchets cellulaires et l'approvisionnement en nutriments ne sont plus contrôlés à cause du disfonctionnement rénal.



Les reins jouent le rôle de filtre pour l'alcool et de large quantités d'eau provenant de toutes les parties du corps, cerveau inclu, sont mobilisés pour décomposer l'alcool. Cela cause alors des crampes et limite les performances.



Diminuer les capacités aérobiques et avoir un impact négatif sur l'endurance plus de 48 heures après le dernier verre



Diminuer la réparation cellulaire : le métabolisme protéique est directement affecté par l'alcool ingéré et produit des effets négatifs sur la réparation musculaire.



Produire un impact sur le système cardiovasculaire : la consommation d'alcool élève la tension et le cœur devra fournir plus d'efforts pour pomper le sang à travers le corps. De la tachycardie peut aussi provenir de la consommation d'alcool. Cette substance augmente même la synthèse du cholestérol, ce qui augmente les risques de maladie coronarienne.



Déranger le sommeil : l'alcool interfère avec le sommeil. Il peut faciliter l'endormissement mais la qualité du sommeil sera amoindrie.



Causer un manque de vitamine et de minéraux. Même un ou deux verres par jour peut avoir un effet néfaste. Les réserves de vitamines B seront rapidement vidées.



Cela provoque ensuite des effets désastreux sur le cœur, le foie, la thyroïde et les reins. La vitamine A est aussi compromise sans parler de la capacité du corps à combattre les infections. Le manque de vitamine C fera craindre un risque d'anémie. En outre, quand l'alcool est ingéré, le corps rejette le calcium deux fois plus vite qu'à la normale, ce qui a un impact sur la croissance des os, et la guérison des blessures.



Causer des problèmes cognitifs: cela risque d'apparaître sous la forme de divers mécanismes. A cause de ses troubles sur le sommeil, l'alcool cause des problèmes sur la restauration des fonctions neurales et cause à terme, comme nous l'avions mentionné, la mort des neurones.



Le manque de glycogène pour le cerveau résultant du métabolisme de l'alcool va causer un ralentissement et une désorientation de la pensée et du raisonnement. Il y a encore bien plus de troubles associés à l'alcool. Pour les sportifs, cela se traduira par une perte de motivation, de concentration, en plus de l'affaiblissement des réponses nerveuses.

Les effets relatés sont juste les plus courants, il y en a encore beaucoup d'autres et cela demanderai un livre pour pouvoir tous les mentionner en détail.

Conclusion

Même si l'alcool a de sérieux impacts sur la performance 24 à 48 heures après le dernier verre, les effets à long terme sont plus persistants encore et plus indirects. La meilleure chose que vous puissiez faire pour votre corps, c'est d'éviter l'alcool lorsque vous vous entraînez ou que vous vous préparez pour une compétition ou mieux, de cesser à jamais de consommer cette substance dangereuse pour votre corps et votre santé.



N.B : Les conseils ou indications indiqués par cet article ne sont donnés qu'à valeur indicative et pour information. Bien que basées sur des recherches scientifiques sérieuses, ces explications ne vous dispensent pas d'une consultation en cabinet médical et de l'avis de votre médecin.


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