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L'importance du sommeil


Ce n'est que très recemment que cette molécule a fait l'objet de toute l'attention de la communauté scientifique en se concrétisant par la nomination de Robert Furchgott, Fend Murad et Louis Ignarro au prix Nobel de médecine pour leurs travaux sur l'oxyde nitrique et son lien avec le système cardio-vasculaire. Il serait vraiment tristre à mon avis, de ne pas signaler ni de ne pas féliciter les dernières découvertes de la médecine concernant notre sport d'un point de vue général et le bodybuilding en particulier.

Avant que l'on ne commence à prendre en compte l'apect moléculaire de l'oxyde nitrique, on considérait plutôt cette substance comme un gaz toxique, ce même gaz étant produit par les échappements d'automobiles et les usines. Cependant, on considère maintenant cette molécule, aussi étrange que cela puisse paraître, comme un allié de taille du bodybuildeur dans sa recherche d'une congestion musculaire la plus extrême possible. C'est d'autant plus vrai que l'oxyde nitrique représente un élément important et nécessaire à l'hypertrophie. Ce curieux composant, a priori si malfaisant, risque très certainement de vous rendre plus massif et fera de vos entraînements, de véritables séances de torture mais vous permettra aussi de faire l'expérience de progrès bien plus rapides.

Suivant la liste des molécules considérées comme des médiateurs de l'hypertrophie musculaire, on compte parmi elles l'IGF 1 (Insulin Growth Factor ou plus simplement: facteur de croissance mimétique de l'insuline), les facteurs de croissance mécanique, l'angiotensine II et enfin, l'oxyde nitrique. C'est d'ailleurs dans une étude très récente publiée en 2005 que des chercheurs ont affirmés que l'enzyme appelée NO synthase était absolument nécessaire à l'ajustement des gènes impliqués dans la fonction contractile de l'hypertrophie musculaire (c'est à dire au niveau des chaînes d'actine et de myosine de type I).

Autant l'actine (le constituant principal des fibres musculaires) que la myosine de type I à longues chaîne (une protéine faisant partie des fibres impliquées dans la contraction musculaire) augmentent de taille dans le cas de l'hypertrophie musculaire suscitée par une saturation des fibres par surcharge mais jamais auparavant, on avait pu remarquer que le NO était impliqué dans ce processus. Les chercheurs ont tout simplement utilisé un inhibiteur de NO appelé L-Name au inveau d'une expérience effectuée sur des rats pendant 12 jours. En comparant les rats inhibés à un groupe de contrôle, le premier groupe faisait état d'une réduction approximative de 50% de l'accumulation des protéines musculaires par rapport au groupe témoin qui lui, avait augmenté ce taux de 45%.

Plus intéressant encore, au bout des 12 jours qu'a duré l'expérience, les chercheurs se sont rendus compte que l'actine et la myosine des rats inhibés n'était plus fonctionnels alors que pour le groupe de contrôle, l'augmentation de l'actine était de 90% et de 140% pour la myosine de type I. Pourtant, d'autres facteurs de croissance comme l'IGF 1 et les facteurs de croissance mécaniques n'ont pas été affecté par l'inhibition du NO.

Un autre aspect intéressant de cette molécule concerne l'oxydation des acides gras. Une étude publié en 2005 dans le journal Biochemical and Molecular aspect of Nutrition a mis en valeur le fait que l'administration d'arginine à des rats avait permis une augmentation de la fabrication de NO tout autant qu'elle avait influencé l'expression de quatre gènes impliqués dans l'oxydation des ces acides gras et la lipolyse. La supplémentation en arginine avait permis une réduction de 45% de la masse grasse abdominale des rats impliqués dans l'expérience !

Vous pouvez pourtant poser la question à un bodybuildeur en lui demandant ce qu'est le NO il vous répondra invariablement qu'il s'agit d'un vaso dilatateur. C'est vrai mais c'est loin d'être sa seule fonction. L'oxyde nitrique améliore la prise du glucose par les cellules, augmente l'oxydation des graisses et possède des vertus intéressantes au niveau de la protection cardiovasculaire car il réduit l'agrégation des plaquettes au niveau des parois des vaisseaux sanguins.


Biochimie de l'oxyde nitrique

En prenant en considération la masse musculaire, il est à noter que le muscle squelettique produit la plus grande part de NO. En outre, les hématies peuvent aussi libérer du NO. Ce composant est synthétisé à partir de l'acide aminé L-arginine et de l'oxygène à l'aide des enzymes de l'oxyde nitrique. L'activité de ces enzymes est d'ailleurs régulée essentiellement par le calcium. L'arginine, d'autre part, possède des propriétés uniques en tant qu'acide aminé car il peut aussi servir d'anti-oxydant en lutant contre le stress oxydatif et même améliorer l'état de patient atteint de dysfonction endothéliale en améliorant le flux sanguin au niveau de l'artère coronaire et en réduisant les douleurs de poitrine.

D'un point de vue plus général, les patients atteint d'hypercholestérolémie LDL peuvent bénéficier des vertus vasodilatatrice du NO comme l'a montré une étude réalisé récemment avec une administration de L-arginine. De même, et comme d'autres études sur des patients atteints de dyfonction musculaires graves, le NO pourrait aider à l'augmentation de la force et de la masse sèche.

Il a été démontré dernièrement que l'administration de suppléments qui améliorent la production de NO pris pendant cinq semaines en conjonction avec un entraînement de résistance adapté avait permis l'augmentation de la force et de la masse musculaire sèche en comparaison avec un groupe placebo.


Les clés de la congestion musculaire

En vérité, tout se joue au niveau de l'endothélium, la couche la plus interne des vaisseaux sanguins, celle qui se trouve en contact direct avec le sang. C'est à ce niveau que s'opère les échanges vasculaires grâce aux muscles lisses, un type de muscle non strié que l'on retrouve surtout au niveau des vaisseaux sanguins. Ces muscles servent surtout à faire circuler le sang à travers les vaisseaux grâce à leur contraction involontaire; c'est à dire, sans stimulation nerveuse. L'endothélium à son tour, constitue donc un élément déterminant de ce système. Avant la découverte de l'oxyde nitrique, les scientifiques pensaient que l'endothélium relâchait des substances qui lui permettait de se contracter et de se détendre mais à vrai dire, il ne savaient pas déterminer cette substance. Ils l'ont appellée Facteur Relaxant Dérivé de l'Endothélium (EDRF en anglais). Ca n'est que bien plus tard qu'ils découvrirent le NO et ses propriétés. L'expulsion de NO par l'endothélium est déterminé par un ensemble de composés chimiques et de stimuli physiques. Il provoque une relaxation des vaisseaux sanguins au niveau des muscles lisses et provoque la vasodilatation. D'un autre côté, la dysfonction endothéliale, laquelle peut mener à l'infarctus du myocarde, est le plus souvent provoquée par une hypercholestérolémie, l'obésité, l'hypertension, le diabète, l'arthériosclérose, un taux élevé de triglycérides et la consommation de tabac.

En outre, un endothélium pleinement fonctionel est directement lié à une circulation sanguine optimale au sein de votre corps, ce qui inclut d'autre part, la fonction érectile. Lorsque la production de NO est compromise ou fortement réduite, il est tout à fait probable qu'une dysfonction érectile fasse son apparition par la suite; c'est précisément ce que l'on observe chez certains hommes diabétiques.

Pour revenir plus près de notre sujet, précisons que pendant l'exercice, la production de deux enzymes (eNOS et nNOS) augmente fortement en relation avec la demande métabolique produite par les muscles squelettiques. Tout deux sont produits en forte quantité avec l'augmentation de l'intensité de l'exercice et se trouve, à l'inverse, fortement réduit avec la cessation de l'activité physique. L'accroissement de la production de NO et de ses enzymes spécifiques entretient en outre une relation avec l'angiogénèse, laquelle se produit pendant l'exercice comme on le suppose. L'angiogénèse, par définition, caractérise la croissance de nouveaux vaisseaux sanguins. Vous m'avouerez certainement qu'il n'y a rien de plus impressionnant que de voir un bodybuilder sec et strié présentant une foule de vaisseaux sanguins qui partent dans tous les sens !

Cette caractéristique ne se retrouve pas chez les powerlifters ou les coureurs de fond pour la simple et bonne raison que les méthodes d'entraînement ne sont pas du tout les mêmes. Le powerlifter utilise principalement la première phase énergétique du corps caractérisé par l'utilisation d'ATP et de CP, les coureurs se servent quant à eux du système aérobique, c'est à dire qu'ils consomment une grande quantité d'oxygène en comparaison aux powerlifters et aux bodybuilders. On a constaté que chez les powerlifters, ils se produisait une très forte hypertrophie sans pour autant que leur densité capillaire augmente. A partir de là, il est facile de constater qu'il existe une différence énorme au niveau de l'entraînement d'un powerlifter et d'un bodybuilder, deux mondes les sépare. Les bodybuilders de leur côté, font état d'une augmentation sensible de leur densité capillaire précisément à cause de leur entraînement anaérobique prolongé et de leur temps de repos raccourci en comparaison des powerlifters.

L'oxyde nitrique n'est donc pas simplement qu'un vasodilatateur efficace. Il protège efficacement votre système cardiovasculaire et améliore la prise du glucose par les cellules parmi d'autres fonctions, peut-être encore à découvrir. Vous pouvez donc sans autre formalité, faire des stimulateurs de l'oxyde nitrique, un élément clé de votre progression en masse musculaire sèche et en force.

N'hésitez pas à me contacter si vous avez des questions.

A bientôt,

Eric



N.B : Les conseils ou indications indiqués par cet article ne sont donnés qu'à valeur indicative et pour information. Bien que basés sur des recherches scientifiques sérieuses, ces explications ne vous dispense pas d'une consultation en cabinet médical et de l'avis de votre médecin.





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