Accélérer croissance et récupération

Auteur : Rédaction de Wanafit
Publié le : 23/07/07

Comment accélérer croissance et récupération ?

Le Problème

                           
Pour le bodybuilder, les réserves de glycogène est un des facteurs les plus critiques pour sa croissance musculaire. Pourtant la plupart des débutants ont une crainte injustifiée de manger des hydrates de carbone de peur de grossir. C’est en contradiction directe avec le fait de construire du muscle. Le glycogène est votre reserve dominante durant l’exercice. Seul un petit nombre de sets à 65% de votre maximum peuvent faire baisser votre niveau de glycogène à 70% de son precedent niveau [1,2]. Un entrainement continuel avec de faibles apports d’hydrates de carbone vous mènera rapidement à faire descendre l’intensité de vos series [3]. Ce qui veut dire moins de croissance !

Ca marche comment ?

Il y a un grand nombre de classifications des fibres musculaires. Pour plus de facilités, on les classe en 3 catégories. Le Type I, fait référence aux fibres lentes. Ces fibres musculaires possèdent la plus haute concentration d’enzymes appellée pyruvate déhydrogénase. Cette enzyme prend les 3 atomes pyruvate de carbone formés par cassage du Glucose (6 carbones) en deux sections et les porte au cycle de KREBS pour le transport de chaîne d’électrons. En d’autres mots, ces fibres musculaires ont de meilleures propriétés oxidatives (c’est à dire: aérobiques).

De l’autre côté du spectre, vous trouvez les fibres de type II, ce que nous appellons “fibres rapides”. Ils possèdent en abondance une enzyme appellée Lactate Déhydrogénase. Cette dernière va prendre le pyruvate et le convertir en acide lactique. Ce faisant, il libère un ion d’hydrogène (H+) qui sera utlilisé pour l’énergie. Ce processus est rapide et efficace. Quand vous levez des charges, ces fibres de types IIb se trouvent de plus en plus impliquées au plus les poids deviennent importants. C’est pourquoi il existe une relation inverse entre le poids que vous pouvez lever et le nombre de répétitions que vous pouvez accomplir. L’acide lactique donne un ion d’hydrogène très facilement (c’est ce qui cause la brûlure) alors que ce sont eux qui finissent par freiner la contraction musculaire. Tous les autres types de fibres sont rangés dans la classe IIa. Ce sont ces fibres qui ont la possibilité de changer suivant des modes d’entrainement spécifiques. 

Suivant ce que nous venons de dire, beaucoup de bodybuilders semblent penser que le culturisme à forte intensité sollicite exagérément les fibres de Type II-b et inversément, l’exercice de longue haleine solliciterait les fibres de Type I qui fonctionnent avec le glycogène. A vrai dire, ce n’est pas vraiment le cas. Les muscles travaillent intelligemment. Ils savent quand ils ont besoin de travailler dur et quand ils ne le doivent pas. Ils connaisssent aussi la quantité de force nécessaire pour accomplir le travail. Donc, en ayant en tête ces trois types de fibres avec pour chacun sa capacité de produire de la force, ne devrions-nous pas penser à utiliser toutes les fibres pour lever les plus grosses charges ? Pour des raisons oxydatives et non oxydatives (disons oxygène car nous savons que l’oxygène est toujours présent dans notre corps, pas vrai ?).
Les fibres musculaires travaillent selon un schéma d’implication. Pour la faible intensité les fibres de Type I feront l’affaire. Quand nous passons à une intensité modérée, les fibres de Type II-b se mettent en fonction. MAIS les fibres de Type I ne s’arrêtent pas de fonctionner pour autant. S’ils le faisaient, la force musculaire dimuerait tout autant que la puissance. Maintenant nous sommes à 80% du maximum et les fibres de Type II-b entrent en scène pour accroître encore la force[9]. La vitesse de contraction entre aussi en jeu. Quand nous contractons excessivement vite les fibres musculaires, les fibres de Type II-b sont aussi activées. Cela ne veux pas dire pour autant que de lever les charges rapidement vous fera un plus grand bien. Donc, avec les charges lourdes, nous mobilisons vraiment toutes les fibres. Ayant dit ceci, nous pouvons penser que le weightlifting ne se limite pas à épuiser les fibres de type II et le cardio ne fatigue pas seulement les fibres de Type I.

La Solution

Si nous voulons retirer le meilleur des hydrates de carbone que nous mangeons, nous devons être sûr que toutes les fibres musculaires pourront en profiter. Nous savons assez bien que la compensation de la perte du glycogène musculaire n’est faisable que lorsque le glycogène est épuisé[10] mais la manière d’arriver à ces résultats dépassent de loin ce que la plupart d’entre nous pourraient faire. Pourtant de récentes études ont trouvé que après avoir accompli un exercice de charges maximums sur une courte période de temps, nous arrivons à voir cette "super compensation" pour TOUS les types de fibres [11].

Une solution radicale pour endiguer ce phénomène :

 

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En 20 minutes de ce bref entrainement les sujets de l’étude ont avalé des hydrates comme s’ils ne pouvaient plus jamais le faire et ont continué la manoeuvre les 24 heures suivantes. Bref, qu’est-ce que c’est exactement ? Pensez-vous que ça dure seulement trois minutes ? Après la charge en sucres lents (généralement elle se produit sur 3-6 jours sans entrainement) on a constaté une augmentation de 82% de la quantité de glycogène. Ca fait beaucoup de glycogène ! Il y en a même eu plus d’accumulé après cette courte période que durant un protocole de recharge sur 3-6 jours[14,15]. Tous ces hydrates furent consommés par les muscles en un temps record. Et nous savons que le glycogène retient l’eau à dans les cellules musculaires. Ce qui agit comme une mèche d’allumage pour la synthèse des proteines[4]

Table 1- Charactéristiques des Trois Types de fibres musculaires
 Type de fibres
Fibres lentes (FL)
Fibres rapides A (FR-A)
Fibres rapides B (FT-B)
 
 
 
Temps de Contraction
Lent
Rapide
Très rapide
Taille du neurone
Petit
Grand
Très grand
Resistance à la fatigue
Haute
Intermediaire
Faible
Type d’Activité
Aérobique
 Anaerobique à Long Terme
Anaerobique à Court Terme
 Production de la Force
Faible
Forte
Très forte
Densité des Mitochondries
Elevée
Elevée
Basse
 Densité Capillaire
Elevée
Intermediaire
Basse
Capacité Oxydative
Elevée
Elevée
Basse
Capacité Glycolitique
Faible
Elevée
Elevée
Stockage Majeur d’Energie
Triglycérides
Créatine Phos., Glycogène
Créatine Phos, Glycogène

Pendant les exercices intenses, le glycogène et le glucose représentent l’énergie principale. Cependant la plus grande partie du glucose provient du gluycogène du foie et se retrouve fourni aux muscles. Il s’agit de faire en sorte que le glycogène soit préservé et que le taux de glucose sanguin ne descende pas trop bas. Pourtant le taux comble rarement la demande que nous faisons au foie. Les réserves de glycogène deviennent alors également problématiques et cela est encore bien plus génant que ce que vous pensez. En dehors de ses functions de reserve d’énergie, le foie est un des producteurs en chef de l’IGF-I, une hormone anabolisante [5,6,7,8]. Et selon mes recherches les effets les plus importants au niveau de la masse musculaire ont été portés au credit de l’hormone de croissance. L’ hormone de croissance n’a jamais construit de muscle en elle-même. D’un autre côté, l’ IGF-I est produite en grande partie par l’hormone de croissance et l’insuline du foie. Il semblerait que lorsque le taux de glycogène descend, le foie commence à produire de grande quantité d’IGF-I [12]; la forme active de l’hormone de croissance. Cependant la forme non liée est la forme active, donc, une fois que la proteine liée vérouille l’action, c’est fini. Il serait donc très intéressant de garder des reserves de glycogène conséquentes en consommant de la nourriture riche en fructose pendant quelques jours comme les pommes ou le miel par exemple[13].

Après avoir lu ceci, je me place encore un peu mieux derrière mon article Anabolic Aerobics. Si un sportif voulait s’entrainer lundi, mercredi et vendredi, il ferait mieux de le faire avec intelligence et de faire du cardio à haute intensité le mardi et si possible le samedi assez tôt le matin. Pendant les jours de cardio, vous devriez augmenter votre ingestion d’hydrates de carbone au double de ce que vous prenez normallement en prenant soin de ne choisir que des aliments à haut index glycémique[12].  Essayez d’éviter les fibres et pensez à ces jours en terme d’accélération de la croissance.
Par précaution, prenez soin d’ajuster votre taux d’ingestion des graisses et de proteines afin de surveiller vos apport caloriques. Ne diminuez cependant pas trop vos prises de calories et encore moins celle des sucres, vous risqueriez de prendre de la graisse ! Nourrisez vos muscles; un jour ou deux à moins de 250 grammes de proteines ne vas pas vous tuer mais ce n’est pas une raison pour vous ruer sur de la nourriture en snacks. Le cardio, c’est de plus en plus évident, s’il est pratiqué à forte intensité et que vous structurez votre régime correctement, vous aidera à GAGNER EN MUSCLE.
 

Merci

 

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